Pierre-André Ramuz raconte ses championnats du Monde de longue distance

Sélectionné pour la 2e fois pour des championnats du Monde longue distance, le Charratain Pierre-André Ramuz raconte sa course à Premana/ITA.

Pierre-André Ramuz (BCVs Mount Asics Team) débute: "Je suis globalement satisfait de ces championnats du Monde longue distance. J'ai régulièrement des crampes sur des parcours de plus de 2h, et dimanche aucune, malgré 4h05' de course, dans des conditions difficiles. Cela signifie que ma préparation, la gestion des ravitaillements et la gestion de ma course étaient bonnes. C'est donc une source de satisfaction pour moi."

L'athlète du CABV Martigny poursuit: "Je m'attendais à un parcours difficile mais pas autant. Les descentes étaient vraiment très techniques et, compte tenu de la météo exécrable, très glissantes. En Valais, les chemins ne ressemblent pas du tout à ça. Les trois longues descentes m'ont mis en grande difficulté, avec notamment plusieurs chutes, sans gravité heureusement, mais qui ont induit une certaine crispation. Je me sentais assez bien dans les montées et je dépassais à chaque fois des coureurs, mais j'étais trop mauvais dans les descentes, beaucoup plus de coureurs me devançaient."

"Au final, je termine 45e, dans le deuxième tiers du classement", continue Pierre-André Ramuz. "Je garderai un très bon souvenir de cette expérience. Le public italien était incroyable. Malgré les orages, de nombreuses personnes se sont déplacées sur le parcours, dans des endroits parfois difficilement accessibles. Nous avons côtoyé des coureurs de tous horizons, dont notamment les Mexicains, Hongrois, Slovaques, Ukrainiens et Américains qui logeaient dans le même hôtel que nous. Le partage avec les membres de l'équipe suisse (majoritairement alémanique, sauf moi :-)) était également riche et je me réjouis de les retrouver sur l'une ou l'autre compétition." Il conclut: "Place maintenant à quelques jours de repos avant de reprendre l'entraînement pour notamment Leytron-Rambert et le trail des patrouilleurs 40K que je me réjouis de courir avec Xavier Moulin."

Propos recueillis par Bernard Mayencourt






Kilian

Gagner ce n'est pas terminer à la première place. Ce n'est pas de battre les autres. C'est le dépassement de soi-même. Surmonter son corps, ses limites et ses craintes. Gagner veut dire se dépasser et transformer ses rêves en réalité.

Kilian Jornet, Courir ou Mourir
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